Dimanche 28 août 2011 7 28 /08 /Août /2011 15:06

Cette semaine j'ai décidé relativement spontanément de tenter à nouveau ma chance avec les orques du détroit de Gibraltar. Lorsqu'on les avait observée début août, j'avais trouvé cela extraordinaire et je me suis dit que ça valait vraiment le coup de réessayer cette année - après tout elles ne sont là que quelques semaines par an et rien ne dit qu'on aura le temps l'année prochaine de retourner les voir.

 

En plus, Tarifa est la scène d'un autre spectacle naturel que je rêvais de voir depuis longtemps : la migration post-nuptiale des oiseaux qui rejoignent leurs quartiers d'hiver africains après avoir passé la saison de reproduction en Europe - ou pour les jeunes de l'année, pour la première fois de leur vie. Comme la plupart des espèces évitent au maximum de passer au-dessus de grandes étendues d'eau, la migration se concentre sur les passages avec le plus de zone terrestre - en Europe il s'agit du détroit du Bosphore en Turquie et celui de Gibraltar chez nous.

 

Comme je ne vous avais pas mis de carte pour vous situer dans les autres articles racontant nos sorties "cétacés", en voici une petite. Tarifa est à environ 2 heures 30 de Séville, cela fait quand même une petite trotte.

Sur la carte on voit bien que Tarifa est le point le plus méridional d'Espagne, et tout proche du Maroc : seulement 12 km au point le plus étroit du détroit.

 

Tarifa

 

Je suis donc partie de Séville à 6:15 pour la sortie de cétacés de 9h. Je pensais que comme l'été touche à sa fin (théoriquement du moins) et que c'était un jour de semaine, le bateau ne serait pas plein, mais pas du tout. Il était surtout plein de suisses et d'allemands (la compagnie avec laquelle j'ai fait la sortie est suisse).

Nous sommes partis directement vers les zones où les pêcheurs attrappent les thons (rappelez-vous, les orques suivent les bandes de thons et se sont spécialisées dans la pêche à la ligne : elles croquent les thons que les pêcheurs n'ont pas encore remonté ! Qui dit pêcheurs dit donc potentiellement orques.

On a malheureusement cherché en vain, apparemment elles avaient été vues 15 min plus tôt à un endroit, mais avaient piqué un poisson et étaient parties avec.

Pendant la sortie on a quand même pu voir un beau groupe de dauphins striés (ou dauphin bleu et blanc), peut-être 50 individus, qui sont restés un moment à suivre le bateau. Comme on n'avait pas eu l'occasion de voir cette espèce dans les deux autres sorties qu'on avait fait dernièrement, c'était déjà ça de gagné !

En plus, j'ai pu voir plusieurs espèces d'oiseaux marins et deux groupes de quelques centaines de cigognes en train de traverser le détroit.

Et je n'ai pas eu le mal de mer, contrairement à quelques personnes qui ont souffert de la mer légèrement agitée !...

Une petite vidéo des dauphins :

 

 

 

Après la sortie, qui a duré un peu plus de trois heures, je suis allée à un observatoire situé tout près de Tarifa, sur une colline qui surplombe la ville et qui permet d'avoir une bonne vue du détroit - idéal pour observer les oiseaux migrateurs. La montagne tout au fond à gauche est au Maroc, et la ville tout à droite est Tarifa.

 

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Sur place, il y avait un responsable de la Fundacion Migres, une association qui s'occupe d'effectuer le suivi de la migration dans le détroit, et quelques volontaires. Du coup j'ai passé un très bon moment et j'ai appris plein de choses, en plus de pouvoir donner un coup de main pour les comptages.

 

Les oiseaux les plus fréquemment observés sont les cigognes et les rapaces, car les petits oiseaux migrent généralement pendant la nuit. Par contre, comme les cigognes et les rapaces utilisent les colonnes d'air chaud ascendant pour prendre de l'altitude en planant, et que ces colonnes d'air chaud ne se forment que lorsque le soleil chauffe suffisament le sol, ils ne peuvent se déplacer que pendant la journée - tant mieux pour nous !

 

J'y suis restée 3 heures, et pendant ce temps j'ai pu voir passé des centaines et des centaines d'oiseaux, c'était vraiment impressionnant et à la hauteur de mes espérances et de ce que je m'étais imaginée !

16 espèces d'oiseaux sont passées pendant ces 3 heures, principalement des cigognes blanches (dont un beau groupe de 500) et des milans noirs, mais également des circaètes, des aigles bottés, des vautours percoptères, des bondrées apivores... un régal !!!!

Quand les oiseaux forment de grands groupes qui tournent dans la colonne thermique, c'est pas évident de les compter, mais une fois qu'ils ont atteint une altitude suffisante, les oiseaux tirent tout droit vers l'Afrique et forment alors une longue file, bien plus pratique pour les comptages !

 

Quelques photos de ce magnifique spectacle et une petite vidéo du groupe de 500 cigognes remontant une colonne thermique.

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Voilà donc encore une belle journée dehors !

 

Par contre, comme dernièrement presque tous les articles traitent de mes péripéties ornithologiques et pas assez de notre vie à Séville et la culture et etc., j'ai décidé qu'en rentrant de NZ (eh oui on part samedi déjà !) j'essayerai de faire un effort là-dessus, pour vous faire découvrir un peu plus la vie sévillane...

 

En attendant, bonne semaine !

Par Marie et Gabriel - Publié dans : Découverte de Séville, l'Espagne et ses voisins
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Lundi 8 août 2011 1 08 /08 /Août /2011 17:46

Près de Malaga se trouve une des (voir LA) plus grandes colonies de flamands roses d'Europe, avec environ 12 000 couples de flamands roses, qui ont donné naissance à environ 9000 jeunes cette année.

Depuis 25 ans, une partie de ces jeunes sont bagués pour permettre d'effectuer un suivi scientifique de cette colonie, et cette année j'ai eu l'occasion d'y participer avec environ 460 autres volontaires.

J'étais vraiment curieuse de savoir comment tout cela allait être organisé, car ce n'est pas évident de gérer presque 500 personnes et de baguer rapidement 600 jeunes flamands !

 

J'y suis allée avec des gens que j'avais connu à Doñana, qui sont passés me prendre vendredi après-midi à Séville. Une fois arrivés dans le petit village de Fuente de Piedra, sur le territoire duquel se trouve la lagune de la colonie, on a récupéré notre autocollant avec notre nom et des codes qui indiquaient dans quelle équipe on avait été assignés, ainsi qu'un tshirt avec la couleur correspondant à l'équipe. Comme il ne restait que des L, je me suis retrouvée avec une tente grise que je ne pourrai jamais remettre sauf éventuellement comme chemise de nuit !!

 

Après cela on a eu le droit à une réunion où le maire du village et les organisateurs du baguage ont fait un blabla pour comémorer les 25 ans du baguage, puis ils nous ont expliqué comment se déroulerait la journée du baguage, qui commencerait avec le petit déjeuner à 4:30 du matin.

 

Suite à la réunion, on a investi les quelques bars de la place centrale du village pour avaler quelques croquetas, flamenquines, solomillos et autres tapas, puis la petite fête organisée pour les 25 ans a commencé, avec une petite scène sur la place du village et un groupe (play-back TRES évident, la musique continuait même quand le guitariste se grattait la tête ou tournait les pages de la partition). On a dansé, on a bu, on s'est bien amusés et avant qu'on ait pu dire "ouf" il était 3:00 du mat', donc plus la peine d'aller dormir !! D'ailleurs on (moi + les 4 personnes avec lesquelles j'étais allée) n'étaient pas les seuls, un tiers des volontaires environ avait choisi comme nous de ne pas gaspiller de temps en allant dormir !

 

Après un petit déj avalé rapidement, départ pour la lagune à 5:15 en 4 groupes (Nord, Sud, Est et Ouest) qui sont entrés par des endroits différents de façon à encercler la colonie des flamands.

J'étais dans l'équipe Nord qui avait le moins besoin de marcher, on a traversé une partie de la lagune (de la vase jusqu'aux chevilles et de l'eau jusqu'aux genoux, chacun avait une grande canne pour s'aider à ne pas se casser la figure dans l'eau) pendant environ 30 minutes puis on s'est posés sur une petite île en attendant le signal de continuer d'avancer. J'avoue que j'avais très envie de dormir mais le spectacle de l'aurore accompagnée de cette drôle de vision d'une chaîne humaine se formant dans la lagune encore endormie m'a gardé réveillé.

 

Une petite photo (floue, petit appareil photo pourri oblige) de ce moment très particulier, lorsque le groupe Est est entré dans la lagune pour encercler la colonie :

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Une fois tout le monde en place (d'ici là le soleil s'était levé), on a refermé progressivement le cercle pour mener les jeunes flamands qui ne savent pas encore voler vers un enclos préparé plusieurs jours avant sur une petit île. Et lorsque assez de flamands étaient entrés dans l'enclos, on a laissé repartir les autres.

 

Une petite vidéo qui montre la foule de jeunes flamands avançant vers l'enclos.

 

 

 

 

 

Les flamands patientent dans l'enclos avant d'être attrapés pour être bagués et examinés.

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Le soleil bas du matin faisait un drôle de spectacle d'ombres chinoises sur la bache de l'enclos.

 

Une fois l'enclos refermé, chacun a regagné son équipe. J'étais dans une des équipes de "suelta", de lâcher. Une fois que les flamands avaient été bagués, pesés, mesurés et qu'on leur avait prélevé un peu de sang, c'était nous qui les amenaient pour les relacher au bord de l'eau. 

 

La queue des volontaires qui relachaient les flamands à notre table. Il y avait 6 tables de prélèvement de sang, avec deux vétérinaires qui prélevaient le sang. Chacun a prélevé le sang de 50 flamands... je crois qu'ils avaient de loin le travail le plus difficile !

 

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Lorsqu'on portait les flamands, en général il fallait utiliser les deux mains pour tenir les ailes et les pattes, du coup avec leur long cou ils arrivaient à nous mordre et chopaient tout ce qui passait à leur portée : tshirts, autres flamands, etc. Heureusement que leur gros bec n'est pas fort du tout !

 

Vers 10:00 les 600 flamands avaient été bagués et relâchés, et on est retournés au village pour manger. Après une bonne douche et une petite sieste, on est repartis vers Séville, crevés mais avec la tête pleine de beaux souvenirs !

 

Voici un lien qui j'ai trouvé avec des photos de journalistes de la journée : link

 

Quelques heures après être arrivée à Séville je suis repartie avec Fernando, un collègue de Gabriel, et sa copine, pour rejoindre Gabriel et un autre collègue au Portugal. On a passé la nuit à Faro, où il y avait une petite fête locale de fruits de mer, et le lendemain on est allés à la plage. A une heure du matin samedi soir je suis allée au lit, je m'endormais sur place !! Malheureusement on n'a pas de photos de Faro car personne n'avait pensé à amener son appareil photo...

Par Marie et Gabriel - Publié dans : Découverte de Séville, l'Espagne et ses voisins
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Lundi 1 août 2011 1 01 /08 /Août /2011 14:45

Il y a deux semaines nous étions allés à Tarifa pour faire du "whale watching", si vous vous souvenez bien. A l'origine j'espérais que l'on pourrait voir des orques, car chaque année vers juillet-août quelques groupes d'orques entrent dans le détroit de Gibraltar en suivant la migration des bancs de thons, mais il y a 15 jours elles n'étaient toujours pas arrivées.

 

Comme les orques font partie de ces animaux qui me fascinent tellement et que je rêve de voir depuis longtemps (et accessoirement, le seul autre endroit en Europe pour les voir est en Norvège au mois de janvier !), j'avais déjà prévu d'y retourner pour tenter ma chance.

 

Finalement on est y retournés hier, dimanche, avec José Luis, un ornithologue sévillan que m'avait présenté Martin, l'allemand de Doñana, et un ami belge à lui, Bert. Bert avait des tickets gratuits pour le bateau car il avait fait une sortie bredouille il y a quelques année, donc on y est allés gratuitement !

 

La journée a bien commencé lorsqu'on est tombés par hasard sur un groupe d'Ibis chauves au bord de la route de Tarifa. L'ibis chauve est une des espèces les plus menacées de cette région du globe, ils étaient auparavant présents sur tout le pourtout méditerranéen et la dernière population sauvage viable subsiste au Maroc. Depuis 2004 il y a un projet de réintroduction en Andalousie, une vingtaine d'ibis ont été relâchés dans une zone militaire avec un habitat très favorable à cet oiseau. Et nous sommes tombés par hasard sur 16 d'entre eux, dans les environs de la zone de réintroduction !!

Une belle surprise donc, et on a même pu faire quelques photos de loin, qui vous montrent bien à quoi ressemble un ibis chauve : une sorte de croisement entre un vautour, un dindon et un ibis - pas le plus beau des oiseaux, je vous l'avoue...

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Ensuite nous avons rejoint Bert et José Luis à Tarifa, qui est la pointe la plus méridionale de l'Espagne, et nous avons embarqué pleins d'espoir de voir les fameuses orques, et tant qu'on y est, des oiseaux marins.

Peu de temps après avoir quitté le port nous avons vu nos premiers puffins cendrés et fous de Bassan, ainsi que les premiers globicéphales noirs, ces sortes de dauphins à tête très ronde que nous avions vus 2 semaines avant. Un dauphin tursiops a commencé à nager devant la proue du bateau mais a vite commencé à s'ennuyer lorsqu'on s'est arrêtés pour mieux voir les globicéphales.

 

Dauphin tursiops au bord du bateau

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Les globicéphales

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Dauphins tursiops

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Nous avons rejoint les zones de pêche les plus favorables, où la chance de voir des orques est plus importante. Mais à part plein de petites chaloupes de pêche marocaines, il n'y avait rien à voir. C'est quand même impressionnant de voir que ces hommes pêche le thon - un si gros poisson - dans ce si petites barques, qui semblent si fragiles au milieu du détroit et à côté des gros containeurs qui passent par là !

 

La queue qui dépasse du bateau à gauche est celle d'un thon - ils ne doivent pas pouvoir en rentrer beaucoup dans cette petite barque !

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Une des zones de pêche se trouvait au point de rencontre entre deux courants, c'était impressionnant car alors que la mer était très calme, sur une bande de 500 m de large elle était très houleuse du fait de la "collision" entre ces deux courants.

C'est alors que nous avons vu notre première océanite de Wilson, un petit oiseau marin de la famille des albatross, à peine plus grand qu'une hirondelle - heureusement que José Luis et Bert étaient là pour identifier l'espèce, car toutes les océanites que l'on peut observer dans le coin se ressemblent beaucoup !

 

Après avoir parcouru plusieurs zones favorables en vain, le capitaine a décidé de revenir à la première zone, et comme il ne restait plus qu'une demie-heure de sortie, je m'étais résignée à rentrer sans orques... Et soudain le bateau a foncé, signe qu'ils avaient trouvé quelque chose d'intéressant !!! Tout d'un coup le bateau a ralenti, tout le monde est sorti sur le pont et... ils étaient là ! Un peu loin, mais on voyait nettement la grande nageoire dorsale toute droite d'un mâle, et la tâche grise à l'arrière de la nageoire. Les orques ! Quelle émotion, après toute cette attente...

Le bateau est resté une quinzaine de minutes dans les environs, elles apparaissaient, disparaissaient, réapparaissaient... D'après l'équipage il y avait 10 femelles, un mâles et deux jeunes. Le moment le plus fort a été quand le groupe a commencé à se diriger tout droit vers nous, elles se sont approchées à une cinquantaine de mètres avant de plonger et de réapparaître assez loin de l'autre côté du bateau.

 

Après cela, comme cela faisait déjà un moment que l'on aurait dû rentrer, le capitain a mis le cap sur Tarifa et on est rentrés...heureux !!

C'est difficile de faire de belles photos mais certains clichés sont pas mal :

 

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Une fois rentrés à Tarifa, on est allés manger ensemble tous les 4, puis Gabriel et moi sommes partis à une plage proche pour tester nos tout nouveaux kits de plongée (masque + tuba + palmes). C'était une plage avec une zone de rochers, où on a vu pas mal de poissons différents, c'était sympa même si on avait vite froid puisque souvent on reste presque immobile dans l'eau. Du coup, le prochain achat sera des tshirts en néoprène et un livre d'identification des poissons de méditerranée !! Nous avions eu envie d'acheter des masques et tuba après avoir vu plein de poissons en Turquie avec les lunettes de piscine (on a mal aux poumons à force de prendre sa respiration tout le temps !) et ici on aura bien l'occasion de les utiliser !

 

Après cette belle journée on est rentrés sur Séville, où il ne faisait pas si chaud pour changer (seulement 28°C à 22h30...) et où nous attendait donc une bonne nuit de sommeil sans trop transpirer, enfin !

Par Marie et Gabriel - Publié dans : Découverte de Séville, l'Espagne et ses voisins
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Mardi 19 juillet 2011 2 19 /07 /Juil /2011 15:10

Le weekend dernier, Gabriel avait un match de rugby avec son ancienne équipe de Sarragosse à côté de Gibraltar. Du coup, on est partis y passer le weekend. Samedi matin Gabriel a joué ses matchs et je lui ai faussé compagnie pour aller voir des oiseaux dans un parc national proche. Je n'ai pas vu grand chose, l'heure n'était pas optimale, mais le cadre était superbe (forêts de chêne liège) et j'ai pu faire de belles photos de jeunes Tariers pâtres tout décoiffés.

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Ensuite je l'ai rejoint dans un bar pour la troisième mi-temps, on a mangé et bu pendant un bon moment, puis on est retournés à l'hôtel pour se détendre à la piscine et bronzer un peu, avant de ressortir pour... manger et boire ! Quel programme !!

 

Quelques photos rugbystiques :

 

Le rocher de Gibraltar en fond

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Dimanche, lever assez tôt pour partir à la découverte du rocher de Gibraltar et surtout de ses fameux singes. Il y a environ 300 macaques de Barbarie qui vivent sur le rocher de Gibraltar, la seule colonie de singes sauvages en Europe, on pense qu'ils ont été amenés par les maures en tant qu'animaux de compagnie il y a plusieurs siècles, mais ils vivent maintenant à l'état sauvage et constituent la principale curiosité de Gibraltar.

Ce sont manifestement des animaux très sociaux, ils passaient leur temps à se faire des câlins et chercher les puces. Il y avait de tout petits bébés trop chous...

 

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Ils prenaient parfois des attitudes très humaines... Comme celui-ci :

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Ce jeune singe nous a fait d'ailleurs bien rigolé, il était très coquin. D'un coup il a surpris Gabriel en lui sautant dessus et en s'accrochant à son bras. Une fois la surprise passé, Gabriel était ravi ! Le singe a filé dans la poubelle pour en sortir un bouchon de bouteille, et quand ça ne l'intéressait plus il est revenu sur Gabriel puis sur moi !

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DSCN1397 - Copie

DSCN1399 - Copie

 

Ensuite sa maman nous a remonté les bretelles à tous les trois et il est retourné auprès d'elle :

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A part les singes, Gibraltar ne présente pas vraiment d'intérêt : c'est une ville moche au bord d'une baie moche (un port industriel sur fond de raffineries) où on ne conduit même pas à gauche et où le fish and chips est surgelé et servi par des espagnols. On n'est ni en Angleterre ni en Espagne, c'est vraiment bizarre.

 

Après Gibraltar, on est partis vers Tarifa, la pointe la plus au Sud de l'Europe, où on avait réservé une sortie en mer de deux heures pour observer les cétacés dans le détroit de Gibraltar. On a bien vu plusieurs groupes de Globicéphales noirs (gros dauphin avec une tête très ronde) mais globalement la sortie était moyenne, les accompagnateurs ont donné le strict miminum d'infos, n'étaient pas passionnés, et le pilote du bateau a fait quelques manipulations complètement contraires au code de bonne conduite pour le respect des animaux dont ils font la pub sur leur site web... Un arrière-goût un peu amer donc, même si cette sortie m'a permis d'observer une nouvelle espèce d'oiseau, le puffin cendré, un grand oiseau marin de la famille des pétrels et albatrosses.

 

Pas de photo du puffin qui restait toujours trop loin du bateau, par contre quelques clichés sympas des Globicéphales :

 

Derrière c'est le maroc !! Le détroit de Gibraltar ne fait que 12 km de large en moyenne...

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A part ça, Gabriel a acheté le scooter, et j'ai un beau casque super classe que vous aurez l'occasion de voir lorsqu'on prendra des photos. Mais ce sera pour le prochain épisode, cet article étant déjà très long !!

Par Marie et Gabriel - Publié dans : Découverte de Séville, l'Espagne et ses voisins
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Mardi 19 juillet 2011 2 19 /07 /Juil /2011 15:10

Un matin de la semaine, lorsque je faisais mon footing le long du Guadalquivir, j'ai soudain entendu un cri d'oiseau TRES familier... En m'approchant de l'arbre qui émettait le cri, j'ai aperçu un sosie de Boris !!! Et un deuxième !! J'avais déjà lu qu'il y avait des youyous échappés de captivité à Séville mais je ne les avais jamais trouvés... J'ai pu les observer à loisir pendant 10 minutes (sans jumelles ni lunettes... imaginez à quelle distance ils étaient !!) avant qu'ils s'en aillent en volant, et le soir j'y suis retournée avec Gabriel. Ils étaient toujours dans le coin mais dans un platane très haut, par contre lorsque j'y suis retournée le lendemain matin ils étaient à nouveau dans l'arbre proche et j'ai pu faire de beaux clichés... Jugez par vous-même !

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Dans le même arbre il y avait assi un couple de Conures à tête bleue, une perruche d'Amérique du Sud.

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J'y retournerai un jour pour essayer d'avoir des photos encore plus belles et plus nettes !

Par Marie et Gabriel - Publié dans : Découverte de Séville, l'Espagne et ses voisins
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